François Bayrou était, le 18 février, l'invité de Jean-Pierre Elkabach et d'Europe 1. Interrogé sur la manière dont le pouvoir présidentiel est exercé, François Bayrou a appelé le chef de l'Etat à " Arrêtez de faire du sensationnel, arrêtez de faire du spectacle. Arrêtez d'essayer de provoquer perpétuellement des événements pour faire des titres". Revenant sur la question de la mémoire de la Shoah, le président du Mouvement démocrate a noté : "Le président de la République n'a pas à décider ce que nos enfants vont à l'école vivre comme sensibilité," dénonçant un"mélange des genres". "L'éducation consiste à transmettre un certain nombre de connaissances, définies dans des programmes, arrêtés au terme d'une réflexion qui associe tous les partenaires de l'école", a affirmé l'ancien ministre de l'Education nationale. "J'avais déjà dit au moment de la lettre de Guy Môquet qu'il y avait mélange des genres parce qu'on n'enseignait pas, on essayait de faire naître des vagues émotives" a-t-il ajouté.
Questionné sur "l'appel à la vigilance républicaine" qu'il a signé, le député de Pyrénées-Atlantiques a constaté : "Chaque fois qu'il y a le sentiment dans le pays chez des hommes et des femmes responsables ou d'expérience (...) que des valeurs essentielles de la République sont mises en cause, ou sont fragilisées, ou sont troublées, alors je considère que nous avons le devoir de nous exprimer et j'approuve et je souhaite qu'on puisse s'exprimer au-delà des frontières." "Si on ne voit pas aujourd'hui, je prends notamment l'exemple de la laïcité, qu'un certain nombre de piliers de la République sont ébranlés sciemment par le pouvoir et par Nicolas Sarkozy, alors on ne voit pas le
même monde" a conclu le président du MoDem.

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